Revenir aux cas décriiiptages

RaaS, Microsoft qui rompt avec Claude Code et les créateurs de contenus à Cannes

4 min de lecture

À retenir : l’intelligence artificielle et la robotique entrent dans une phase de banalisation économique. Avec le modèle RaaS (Robot as a Service), les robots deviennent des services par abonnement, tandis que les entreprises découvrent le véritable coût des usages IA à grande échelle. Entre agents IA, outils de développement comme Claude Code, assistants intégrés dans les lunettes connectées et explosion du social commerce via TikTok Shop, l’innovation ne se joue plus seulement sur l’effet “wow”, mais sur la capacité à intégrer durablement ces technologies dans des modèles économiques viables.

Il y a un moment, dans la vie d’une technologie, où elle arrête d’être fascinante pour devenir banale.

Pas au mauvais sens du terme. Au sens où elle rejoint le quotidien : les factures, les abonnements, les réunions où quelqu’un demande « mais ça nous coûte combien, concrètement ? »

Cette Decriiipt n°245, c’est un peu la photographique de ce moment-là.

RaaS : le robot devient un abonnement

Vous l’avez sûrement vu passer, le nouveau terme à la mode du moment : RaaS : Robot as a Service. L’idée est simple. Ne plus vendre un robot comme un équipement, mais comme un service, avec abonnement, maintenance, mises à jour et performance incluse.

Sur le papier, le modèle a quelque chose d’assez familier. Après le SaaS, puis l’IA, voici donc la robotique qui adopte à son tour la logique du service. Et ce n’est pas un hasard : le coût élevé des robots, en particulier humanoïdes, pousse les acteurs du secteur à chercher des modèles d’accès plus souples pour accélérer les déploiements.

Pendant longtemps, le robot relevait de l’investissement exceptionnel, de la machine impressionnante, parfois même de la démonstration. Avec le RaaS, il commence à entrer dans une catégorie beaucoup plus banale : celle des outils qu’on loue, qu’on pilote, qu’on remplace, et qu’on attend performants.

Autrement dit, la robotique quitte doucement le terrain de la science-fiction pour rejoindre celui, beaucoup plus prosaïque, de l’abonnement mensuel.

Microsoft découvre que l’IA a un coût

Il y a encore quelques mois, Microsoft poussait largement Claude Code auprès de ses développeurs. Le mouvement était suffisamment visible pour laisser penser que, même chez Microsoft, les outils d’Anthropic avaient pris une longueur d’avance sur les solutions maison.

Quatre mois plus tard, retour au réel : la plupart des licences vont être coupées. Officiellement, il s’agit de rationaliser autour de GitHub Copilot. Officieusement, la raison semble beaucoup plus simple : Claude Code coûte cher. Très cher.

Le sujet dépasse largement le cas Microsoft. Il rappelle quelque chose que l’écosystème IA avait un peu tendance à laisser hors champ : à mesure que les usages deviennent plus agentiques, la facture ne suit plus une logique d’abonnement confortable, mais une logique de consommation. Plus l’outil raisonne, itère, appelle le modèle et enchaîne les étapes, plus le coût grimpe.

On le disait dans le précédent numéro : on sort définitivement de la phase où l’IA pouvait encore être vendue comme une promesse abstraite de productivité. Elle devient une dépense qu’il faut piloter, arbitrer, et parfois réduire.

On a scrollé Cannes avec des lunettes Meta

Meta veut transformer ses lunettes IA en véritables assistants du quotidien.
TikTok Shop n’est plus seulement une marketplace “cheap” vue de loin par les marques.
Et Cannes devient autant un événement social media… qu’un festival de cinéma.

Dans le dernier épisode de Scrolliiing, on parle :

  • d’IA qui sort de l’écran pour s’intégrer dans le réel
  • de TikTok qui transforme le contenu en moteur d’achat
  • et des créateurs devenus indispensables à la médiatisation des grands événements

Bonne écoute !

En vrac

  • Entre Eleven All Stars au Parc des Princes et Crunch Creator à Bordeaux, les créateurs de contenus ne se contentent plus de remplir des feeds : ils remplissent des stades. Ces formats transforment l’influence en spectacle live, avec billetterie, diffusion et sponsoring à grande échelle. Le signal est assez clair : les créateurs d’aujourd’hui ne sont plus seulement des relais d’audience, mais des producteurs d’événements capables d’emmener leur communauté bien au-delà des plateformes. En savoir plus
  • À l’inverse, de plus en plus de visages de la télé tentent désormais l’aventure YouTube. Moins pour “faire comme les créateurs” que pour récupérer de la liberté éditoriale, retrouver un lien direct avec le public… et suivre des budgets publicitaires qui, eux aussi, ont déjà commencé à migrer. En savoir plus

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